Le Pen voulait interdire Bitcoin en 2016 : que s'est-il passé ?
En 2016, le Front National réclamait l'interdiction de Bitcoin. Dix ans plus tard, le RN a radicalement changé de position sur les cryptos.

Il y a 10 ans, Marine Le Pen voulait interdire Bitcoin
En mai 2016, Marine Le Pen et le Front National réclamaient ouvertement l'interdiction de Bitcoin en France. Un positionnement qui tranche radicalement avec le discours actuel du Rassemblement National.
L'argument de 2016 : Bitcoin, outil de Wall Street
À l'époque, le parti d'extrême droite assimilait les cryptomonnaies à un projet orchestré par les grandes banques américaines. JP Morgan, Goldman Sachs et le Forum économique mondial de Davos étaient désignés comme les promoteurs d'un monde sans cash, dans lequel Bitcoin aurait joué un rôle central.
Le Front National faisait ainsi un amalgame entre les cryptomonnaies décentralisées et les paiements dématérialisés promus par les institutions financières. Un raccourci qui prête aujourd'hui à sourire, tant Bitcoin a été critiqué par ce même monde financier pendant des années.
À titre de contexte, la limite des paiements en espèces était alors passée de 7 500 € à 1 000 € sous François Hollande, alimentant les craintes autour de la disparition du cash.
Un retournement politique total
Dix ans plus tard, le RN et ses alliés ont adopté une position bien plus favorable aux cryptomonnaies. Ce revirement illustre une tendance globale : Bitcoin et les actifs numériques s'imposent désormais dans le débat politique, bien au-delà des cercles spécialisés.
Cette évolution témoigne de la maturité croissante du secteur crypto et de sa capacité à transformer les perceptions, même chez ses opposants les plus farouches.