Kazakhstan : le Bitcoin miné grâce au gaz brûlé des puits de pétrole
Le Kazakhstan autorise les mineurs de Bitcoin à capter le gaz torché de ses champs pétroliers pour produire leur propre électricité.

Une ressource gaspillée devient carburant pour le Bitcoin
Le Kazakhstan franchit une étape originale dans l'histoire du minage de cryptomonnaies. Le gouvernement kazakh a présenté le 15 septembre un plan autorisant les mineurs de Bitcoin à installer des centrales électriques autonomes directement sur les champs pétroliers du pays.
Le problème du gaz torché
En 2024, le Kazakhstan a brûlé entre 300 et 340 millions de m³ de gaz dit « associé », un gaz libéré lors de l'extraction pétrolière et souvent éliminé faute de débouché. Ce gaspillage représente un potentiel énergétique estimé entre 1,2 et 1,3 TWh par an.
L'idée est simple : plutôt que de brûler ce gaz inutilement, les mineurs le convertissent en électricité sur place pour alimenter leurs machines.
Un accès direct sans réseau national
L'avantage majeur de ce dispositif est que l'électricité produite reste directement sur le site. Les mineurs n'ont pas besoin de se connecter au réseau électrique national kazakh, déjà saturé. Le plan prévoit d'ouvrir ce mécanisme sur 40 à 60 gisements pétroliers.
Le Premier ministre Olzhas Bektenov a chargé les ministères de l'Énergie et de l'Intelligence Artificielle de rédiger les règles encadrant ce dispositif. Une extension au secteur du charbon est également envisagée.
Ce qu'il faut retenir
- Potentiel : 1,2 à 1,3 TWh d'électricité récupérable chaque année
- Sites concernés : 40 à 60 champs pétroliers
- Avantage : aucune pression supplémentaire sur le réseau national
- Statut : réglementation encore en cours de rédaction
Ce modèle transforme un déchet industriel en ressource, tout en offrant aux mineurs une énergie bon marché et abondante.