L'Iran utilise la crypto pour contourner les sanctions américaines
La banque centrale iranienne assouplit ses contrôles des changes pour faciliter l'usage du Bitcoin et de l'USDT dans les transactions transfrontalières.
L'Iran mise sur la crypto face aux sanctions américaines
Selon un rapport du Financial Times, la banque centrale iranienne a assoupli ses règles de contrôle des changes. L'objectif : encourager les entreprises à rapatrier leurs revenus étrangers, y compris via les cryptomonnaies.
Comment ça fonctionne concrètement ?
Les exportateurs iraniens peuvent désormais utiliser leurs revenus en devises étrangères pour financer directement leurs importations. Auparavant, ils devaient obligatoirement passer par la plateforme officielle de l'État aux taux imposés. Cette contrainte est désormais levée.
Bitcoin (BTC) et Tether (USDT) sont utilisés pour régler des transactions transfrontalières via des exchanges crypto iraniens.
Un contexte de pression américaine intense
Ces assouplissements interviennent alors que les sanctions américaines se durcissent. Plusieurs faits marquants récents :
- En juin 2026, TRM Labs a identifié plus de 3,8 milliards de dollars de flux entre l'exchange CoinEx et des entités iraniennes sanctionnées sur sept ans
- Le Trésor américain a sanctionné quatre exchanges crypto iraniens dans le cadre de sa campagne "Economic Fury"
- Environ 1 milliard de dollars d'actifs crypto iraniens ont été saisis
- En juillet, plus de 130 millions de dollars en crypto liés à la banque centrale iranienne ont été gelés
Ce que ça révèle
Cet épisode illustre comment les cryptomonnaies deviennent un outil stratégique pour les États sous sanctions. Il montre aussi les limites de la traçabilité sur certains réseaux et l'importance croissante de la blockchain dans la géopolitique mondiale.