Deux Français sanctionnés par Washington pour financement du Hamas en crypto
L'OFAC a placé sur liste noire deux responsables d'associations françaises accusés d'avoir transféré des centaines de milliers de dollars en crypto au Hamas.

Washington sanctionne deux associations françaises liées au Hamas
Le Trésor américain a frappé fort contre deux responsables d'associations basées en France, accusés d'avoir utilisé des cryptomonnaies pour financer le Hamas.
Qui sont les personnes visées ?
L'OFAC — l'organisme américain chargé des sanctions financières — a ajouté à sa liste noire :
- Faouzi Barika, cofondateur de l'Association Baraka
- Amel Oualid, fondatrice d'Ensemble C Mieux
Leurs deux associations sont également sanctionnées.
Comment fonctionnait le système ?
Selon Washington, les deux responsables collectaient des dons présentés comme de l'aide humanitaire. Les fonds étaient ensuite transférés à Saleem Abdallah Saleem al-Zaq, adjoint d'un bataillon de la branche armée du Hamas à Gaza, lui-même déjà sanctionné par les États-Unis.
Al-Zaq faisait notamment la promotion de ces cagnottes sur ses propres réseaux sociaux. Faouzi Barika aurait d'ailleurs cofondé l'Association Baraka directement avec lui.
D'après le Trésor américain, plusieurs centaines de milliers de dollars auraient transité via des cryptomonnaies.
Quelles conséquences concrètes ?
Les avoirs situés aux États-Unis ou contrôlés par des personnes américaines sont désormais gelés. Citoyens et entreprises américains ne peuvent plus effectuer de transactions avec ces individus ou structures. Les établissements financiers étrangers qui réaliseraient des opérations significatives avec eux s'exposent également à des sanctions.
Cette affaire illustre une fois de plus la capacité des autorités américaines à tracer et sanctionner les flux de cryptomonnaies utilisés à des fins illicites, même lorsqu'ils transitent depuis d'autres pays.