Dette US : les 4 milliards de Bessent ne changent rien
Le Trésor américain rachète ses obligations longues sans effet durable. Les rendements repartent à la hausse en quelques séances.

Le Trésor américain dans l'impasse
Scott Bessent, secrétaire au Trésor américain, a lancé des opérations de rachat d'obligations longues à hauteur de 4 milliards de dollars par opération. L'objectif : faire baisser les taux d'intérêt qui pèsent lourdement sur le budget fédéral.
Résultat ? Quelques points de base gagnés sur la courbe des taux, puis un retour au niveau de départ en quelques séances. L'effet est nul à moyen terme.
Pas de création monétaire
Contrairement à ce que beaucoup pensent, ces rachats ne sont pas de la planche à billets. Ils sont financés par l'émission de nouveaux bons à court terme. Ces bons représentent désormais plus de 20 % de la dette négociable américaine, au-dessus de la fourchette recommandée par le TBAC (Treasury Borrowing Advisory Committee).
Une dette hors de contrôle
Les chiffres donnent le vertige :
- Plus de 40 000 milliards de dollars de dette fédérale totale
- Une charge d'intérêts qui dépasse le budget de la défense
- 2 000 milliards de dollars de dette supplémentaire émise chaque année
Face à ce contexte, les créanciers exigent des rendements plus élevés pour prêter à trente ans. Le Trésor se retrouve pris en étau.
Bitcoin et or en embuscade
Cette situation profite mécaniquement aux actifs alternatifs. Le Bitcoin n'émet qu'environ 164 000 unités par an contre 2 000 milliards de dollars de nouvelle dette américaine sur la même période. L'or et Bitcoin y trouvent leur carburant structurel.
Ni la Fed ni le Trésor ne semblent disposer d'outils suffisants pour résoudre cette équation.