L'armée américaine voit Bitcoin comme outil de puissance militaire
Un amiral américain a déclaré devant le Sénat que Bitcoin est un précieux outil de cybersécurité et de projection de puissance militaire.

Bitcoin entre dans la stratégie militaire américaine
Le 21 avril 2026, lors d'une audition devant le Sénat américain, l'amiral Samuel Paparo, commandant d'INDOPACOM (commandement indo-pacifique des États-Unis), a qualifié Bitcoin de "précieux outil de projection de puissance" en matière de cybersécurité militaire.
Plus surprenant encore : il a révélé qu'INDOPACOM fait tourner un nœud Bitcoin dans le cadre de ses expérimentations avec le protocole.
Un contexte géopolitique tendu
Ces déclarations interviennent quelques jours seulement après qu'l'Iran a exigé un paiement en Bitcoin pour autoriser le passage de navires dans le détroit d'Ormuz, une voie maritime stratégique mondiale.
L'influence de Jason Lowery
Les propos de l'amiral font directement écho aux travaux de Jason Lowery, auteur du livre Softwar : A Novel Theory on Power Projection et ancien conseiller spécial du commandant d'INDOPACOM.
Dans son ouvrage, Lowery défend l'idée que Bitcoin offre une capacité unique de projection de puissance dans le cyberespace, un domaine où les outils de dissuasion traditionnels n'existent pas.
Le livre a été retiré de la distribution à la demande des supérieurs de Lowery, ce qui a alimenté les spéculations sur son importance stratégique réelle.
Qu'est-ce que la projection de puissance ?
Selon le dictionnaire militaire du Département de la Défense américain (2002), la projection de puissance désigne la capacité d'un État à déployer ses éléments de puissance nationale dans d'autres régions du monde.
Appliqué à Bitcoin, ce concept suggère que le réseau pourrait jouer un rôle dans la stratégie de cyberdéfense américaine.